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Causes de la Seconde Guerre mondiale

Dans cet article, découvrez précisément les causes et les événements qui ont entraîné la Seconde Guerre mondiale.

Signature du traité de Versailles à la galerie des Glaces, château de Versailles. (© Helen Johns Kirtland et Lucian Swift Kirtland / 28 juin 1919 / US National Archives / Domaine public)

Diverses causes de la Seconde Guerre mondiale sont généralement avancées, comme les conséquences de la Première Guerre mondiale et plus précisément l'Europe qui découle du traité de Versailles, les relations internationales entre les principaux acteurs du futur conflit ainsi que les situations géostratégiques et économiques des divers belligérants.


Les événements précédant la guerre en Europe


Des tensions nées de la nouvelle Europe définie par le traité de Versailles...


A la suite de la reddition sans condition de l'Allemagne qui met fin à la Première Guerre mondiale, de vastes négociations entre les anciens belligérants se tiennent pour redélimiter les frontières des pays de l'Europe et de leurs colonies ainsi que fixer les compensations que l'Allemagne devra payer aux vainqueurs du conflit.


Ces négociations débouchent sur plusieurs traités, dont le traité de paix de Versailles qui est signé le 28 juin 1919 entre l'Allemagne et les Alliés.


Ce traité contraint l'Allemagne à accepter l'entière responsabilité du conflit de la Première Guerre mondiale et fixe des conditions de reddition absolument humiliantes et démesurées qui lui sont imposées. Les conditions sont de remettre les armes et les navires militaires aux Alliés, de réduire l'armée allemande à 100 000 soldats, de répartir parmi les vainqueurs les territoires annexés ou administrés par l'Allemagne ainsi que de verser une compensation aux Alliés. De telles conditions ont empêché la reprise économique de l'Allemagne, ce qui suscite l'agitation populaire, le ressentiment et le désir de vengeance.


La France, où s'est déroulée une grande partie des combats, obtient de fortes indemnités de réparation et la réintégration de l'Alsace et de la Moselle dans le territoire français.


La Russie devient l'Union soviétique à l'issue de la révolution bolchevique de 1917 et de la contre-révolution.


Au nom du principe des nationalités, de nouveaux Etats (Tchécoslovaquie, Hongrie, Pologne, Pays baltes) sont créés en Europe centrale à la suite du démembrement de l'empire austro-hongrois.


Les Etats-Unis, principal créancier des puissances alliées lors de la Première Guerre mondiale, exigent le règlement des dettes d'achats de matériels de guerre, et de carburant aux Alliés.


Les traités de Versailles, de Saint-Germain, du Trianon et de Neuilly suscitent chez les peuples allemands, autrichiens, hongrois et bulgares, la rancœur et le désir de reconquête. En Allemagne, on fustige le diktat du traité de Versailles, les lourdes indemnités de guerre et la perte de « terres allemandes » comme la Haute-Silésie. Le ressentiment est particulièrement fort en Italie, où l'on parle de « victoire mutilée », car l'Italie n'obtient pas l'attribution des provinces de l'Istrie, de la Dalmatie et du Trentin qu'elle souhaitait.


Au cours des années 1920 et 1930, la France et le Royaume-Uni s'opposent sur la question allemande, notamment sur les indemnités dues par l'Allemagne et la reconstruction ou le démantèlement des structures industrielles allemandes. Cette opposition conduit à l'occupation de la région industrielle de la Ruhr, riche en charbon, fer et industrie métallurgique, par les troupes belges et françaises de 1923 à 1925.

Cette occupation contestée par la jeune République de Weimar (nom donné par les historiens au régime allemand en place de 1919 à 1933) qui soutient financièrement la résistance à cette occupation, entraîne rapidement une crise de l'économie allemande, une importante dévalorisation du Mark et un renforcement des extrêmes politiques nationalistes et communistes.

Confrontées à leurs propres difficultés économiques, la France et la Belgique finissent par accepter les propositions du plan Dawes de 1924 et retirent leurs troupes en juillet et août 1925.


Ignorance des accords avec l'Italie après le traité de Versailles


Lors de la Première Guerre mondiale, l'Italie n’est pas entrée en guerre au côté de l’Allemagne alors qu’elle avait signé la déclaration de guerre de la Triple Alliance (alliance militaire entre l'Allemagne, l'Autriche-Hongrie et l'Italie). L’Italie s'est retirée de la Triple Alliance et a accepté la proposition de la Triple Entente (alliance militaire entre la France, le Royaume-Unis et la Russie impériale) en échange d'une compensation territoriale, au lieu de continuer à se battre.


L'engagement pris par les Alliés envers l'Italie est inconnu dans le traité de Versailles, et l'Italie n'a reçu aucune compensation territoriale. Les tensions ethniques se développent pendant cette période et préparent l'atmosphère de confrontation.

Cela suscite le désir de se défendre chez certains Italiens, en particulier chez ceux qui avaient combattu lors de la Première Guerre mondiale, comme par exemple Benito Mussolini.


La crise de 1929 et la Grande Dépression


Au début des années 1920, certains pays comme la France et le Royaume-Unis connaissent une reprise économique rapide.


En 1929, les économies de nombreux pays dont les anciens belligérants de la Première Guerre mondiale connaissent l'une des plus importantes crises économiques de l'histoire entraînant chômage et récession. L'Allemagne est notamment concernée suite au retrait des investissements massifs des Américains. Cette crise économique fait naître un contexte propice à la montée et la prise de pouvoir des Partis nationaux-socialistes en Allemagne et fascistes en Italie. Durant cette période dite de Grande Dépression, les partis nationalistes tentent de soutenir l'emploi en lançant de vastes chantiers dans l'industrie militaire.


Le Royaume d'Italie aux mains du parti fasciste (1922-1939)


Bien que faisant partie des vainqueurs de la Première Guerre mondiale, la populatio