Le Comité national français

Dans cet article, découvrez le second comité créé par Charles de Gaulle au cours de la Seconde Guerre mondiale.

Le Comité national français en 1942 (© Auteur inconnu / Date inconnue / Wikimedia Commons / Domaine public)

Le Comité national français est l'organe directeur du gouvernement en exil de la France libre entre 1941 et 1943. Il succède au Conseil de défense de l'Empire créé le 27 octobre 1940 par De Gaulle mais en disposant d'un pouvoir plus restreint.


Contexte


Le 27 octobre 1940, Charles de Gaulle, en qualité de chef de la France libre, crée le Conseil de défense de l'Empire. Ce conseil a pour rôle de faire état de gouvernement français en exil. Cependant, son pouvoir tout comme son autorité auprès des Alliés est encore restreint et négligeable.


Création


Winston Churchill, Premier ministre britannique, suggère à De Gaulle de remplacer le Conseil de défense de l'Empire qu'il juge trop dictatorial et pas assez constitutionnel. En suivant ce conseil, le chef de la France libre va progressivement devenir " président " et non " chef ".


Le 24 septembre 1941, Charles de Gaulle signe l'ordonnance qui crée le nouvel organe de direction du gouvernement en exil : le Comité national français.


Ce comité sera actif jusqu'à sa fusion avec le Commandement en chef français civil et militaire d'Henri Giraud et la création du Comité français de libération nationale. L'ancien chef des français libres devient président du CNFL.


Rôle


Le Comité national français a deux objectifs à accomplir.


Le premier est d'unifier la résistance française sous la direction du Comité national français, de la France libre et de la résistance intérieure.


Le second est d'obtenir une reconnaissance internationale et des relations plus étroites avec les pays alliés.


Composition


L'organe de direction est composé de six personnalités civiles : René Pleven, commissaire à l'Économie, aux Finances, et aux Colonies ; Maurice Dejean, commissaire aux Affaires étrangères ; René Cassin, commissaire à la Justice et Instruction publique ; André Diethelm, commissaire à l'Action dans la métropole, au Travail, et à l'Information ; André Philip, commissaire à l'Intérieur ; et Jacques Soustelle, commissaire à l'Information.


Six personnalités militaires sont également présentes dans le Comité : Charles de Gaulle, président du Comité ; Paul Legentilhomme, commissaire à la Guerre ; Martial Valin, commissaire aux forces aériennes ; Emile Muselier, commissaire à la Marine et à la Marine marchande ; Georges Catroux, commissaire sans département ; et Georges Thierry d'Argenlieu, commissaire sans département.


Plusieurs membres seront remplacés au cours de leur fonction comme Maurice Dejean remplacé par René Massigli en 1942 ou Emile Muselier remplacé par Philippe Auboyneau en 1942.


Le 20 mars 1943, Jean Moulin est nommé secrètement représentant du Comité national français en métropole et commissaire national en mission. Le résistant est chargé de créer une instance regroupant les différents réseaux et mouvements de résistance métropolitain, qui donnera naissance au Conseil national de la Résistance (CNR).


En vidéo