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La France défaite et occupée , régime de Vichy, collaboration et résistance

Dans cet article, découvrez les conséquences de la défaite de la France en mai 1940 ainsi que les idéologies qui se développent durant l'occupation allemande.

Poste de contrôle allemand situé sur la ligne de démarcation (© Becker / 1941 / Archives fédérales allemandes, Image 101I-017-1065-44A / CC-BY-SA 3.0)

L'occupation allemande sur le territoire français de 1940 à 1944 entraine le développement de deux idéologies : la collaboration et la résistance. Ces idéologies sont incarnées par divers personnages occupant une place importante dans cette phase de l'histoire.


La défaite de 1940


Contexte


Le 3 septembre 1939, à la suite de nombreux avertissements, la France et le Royaume-Uni déclarent la guerre à l'Allemagne suite à l'invasion de la Pologne par Adolf Hitler le 1er septembre.


Ce jour marque le début de la " drôle de guerre ", une période pendant laquelle le front occidental ne fait l'objet d'aucun combat à l'exception de l'offensive de la Sarre.


Cette période de relative tranquillité est brisée le 10 mai 1940 par l'offensive allemande sur les Pays-Bas, le Luxembourg et la Belgique dans le cadre du plan Jaune. Quelques jours plus tard, c'est au tour de la France d'être victime de cette invasion. Au bout de 6 semaines de combats, l'armée allemande parvient à vaincre l'armée française.


Le gouvernement français dirigé par Paul Reynaud est obligé, comme près de dix millions de français, de fuir les combats dans un exode sans précédent. Dans un premier temps, il s'installe en Touraine puis se rend à Bordeaux pour tenter d'échapper aux troupes allemandes.


La bataille de France dresse un bilan humain tragique. Entre 55 000 et 65 000 soldats français sont morts ou portés disparus, et près de 30 000 du côté allemand. A cette vague mortuaire, s'ajoute les 123 000 blessés français et 117 000 allemands.


Le 16 juin 1940, Phillipe Pétain est invité à former un nouveau gouvernement suite à la démission de Paul Reynaud.


Deux idéologies contraires : la Collaboration et la Résistance


Dès le lendemain, le maréchal Pétain annonce par discours radiodiffusé qu'il souhaite cesser les combats et demander l'armistice à l'Allemagne. Les raisons de la défaite sont selon lui dû à un " ennemi supérieur en nombre et en armes ".


En réponse, le Général de Gaulle ayant rejoint Londres prononce son plus fameux discours connu sous le nom " d'appel du 18 juin ". Dans cet appel, Charles de Gaulle demande aux soldats, ingénieurs et ouvriers de le rejoindre pour continuer le combat avec l'empire et les alliés, mais aussi aux français métropolitains de garder espoir. Il justifie la défaite de la France par la submersion des forces françaises face aux chars, avions et tactiques allemandes.


L'armistice


Le 22 juin, Pétain signe l'armistice franco-allemand à Rethondes dans le wagon ayant servi à la même action en 1918, une manière pour les Allemands d'inverser les rôles et d'humilier les français.


Les conséquences


L'armistice engendre de nombreuses conséquences pour la France.

La première est la division de son territoire en deux zones : la zone occupée par les Allemands au Nord du territoire et la zone libre sous le contrôle du régime de Vichy.


La seconde est la mise à disposition de la France au service de l'effort de guerre allemand. De ce fait l'Allemagne réquisitionne les produits alimentaires, les matières premières et les sources d'énergie.


Le régime de Vichy


Un nouveau régime


Le 10 juillet 1940, l'Assemblée nationale donne tous pouvoirs au maréchal Pétain qui devient chef de l'Etat français dans le cadre d'un nouveau régime qui met fin à la IIIe République (1870-1940).


Selon la volonté du nouveau dirigeant, la devise républicaine "Liberté, Egalité, Fraternité" est remplacée par "Travail, Famille, Patrie".


Un régime personnel, autoritaire, antidémocratique et antisémite


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